Nous Avons Q'une Maman.





Pour Toi Maman,
C'est l'envie ce soir, de fuir la réalité,
Où d'accepter la vie telle qu'elle est.
Mais je sens en moi, comme un mal profond,
Qui me ronge jour après jour
Par la peur de te perdre un jour.
Devant moi s'installe la table du fatal destin
Entre la vie la souffrance l'espérance !
Et l'irréprochable jour du lendemain.
Se déroulent devant mes yeux souvent
Toute sa jeunesse son élégance,
Les talons, le parfum, tailleur le sac à la main.
De sa mine claire, le regard profond bleu et lointain,
Cette femme c'est ma Mère
Qui reste dans mon cœur ma lumière.
Mais aujourd'hui,
Cette longue carte de la vie et du temps
Où en la regardant, je ne vois plus que sa main
Qui dessine maladroitement, des coloriages d'enfants.
Je regarde son corps fatigué et usé
Qui reste tous les jours
Maintenant sans récré.
Devons-nous comprendre dans son regard
Peut-être ce terrible désespoir.
Elle n'attend plus personne, elle entend à peine
La pendule qui sonne.
De ses journées si longues
Sans joies et sans plaisir,
Elle refuse, elle s'accroche,
Elle ne veut pas Mourir.
Les yeux cernés les traits tirés
Avec le sourire d'un bébé.
Le dos voûté par toutes ses années,
Ni trop grosse ni trop mince,
Elle s'en moque, elle ne cherche
Plus le prince !
Elle ne sait plus me raconter encore et encore
Ses belles histoires qui étaient
Gravées dans sa mémoire.
Mais pour moi à tout jamais
Elle restera dans mon cœur
Ma plus belle fée du Bonheur.
Mon poème ressemble bien aux autres,
Mais celui-ci, c'est moi qui l'écris
Pour te dire tu es la plus belle à mes yeux
Je t'aime ma Maman Chérie.






