

LA JALOUSIE FAIT HORRIBLEMENT
SOUFFRIR.

Alors, pourquoi continue-t-elle à exister ? Pourquoi
ne s'en débarrasse-t-on pas simplement
et volontairement ? C'est qu'elle a souvent des
racines profondes difficiles à extirper !
Ces racines sont de différentes sortes, et plus elles sont nombreuses, plus la jalousie prend de l'ampleur.
ON PEUT ETRE JALOUX PARCE
QU'ON SE MESESTIME .

Si j'ai une très piètre estime de moi, je pense que
ma partenaire, si jamais elle regarde un autre homme,
le trouvera forcément mieux que moi.
Elle s'apercevra que je ne vaux rien.
Alors, fatalement, je me sens en danger constant.
Cette position douloureuse vient souvent
d'un manque d'amour dans l'enfance,
d'une faille à ce niveau.
Je pense que je ne mérite pas d'être aimé, et que
si c'est le cas, c'est le fruit d'une erreur et que
ça ne pourra pas durer !
Je peux être jaloux parce que, moi-même,
j'ai envie d'avoir des relations sexuelles en
dehors de mon couple…
Ou, s'il ne s'agit pas d'une envie consciente,
j'en ai une très forte pulsion.
Je désire d'autres femmes (ou d'autres hommes)
et j' imagine que l'autre ressent les mêmes pulsions.
C'est le plus souvent faux, car nous ne sommes
pas faits sur le même modèle !
Je peux aussi être jaloux parce que j'idéalise l'autre.
Il est si merveilleux, si extraordinaire que s'il est
regardé, il ne peut qu'être violemment désiré.
Je transpose aux autres les émotions que je ressens.
J'imagine que mon ressenti est universel.
Si cette femme me fait fondre, m'attire profondément,
j' imagine qu'il en est de même pour tous les
hommes qu'elle croise.
Je peux encore être jaloux parce que,
ma jalousie, je l'aime, je la cultive.
Elle me fait souffrir, mais je me sens alors très vivant,
parce qu'elle prouve la force de mon désir.
Je ressens des émotions fortes, et j'aime ça.
Je peux aussi désirer posséder l'autre.
Dans la jalousie existe souvent cette dimension
qui sort de l'amour pour devenir possessivité.
Je n'aime pas vraiment l'autre (l'amour est généreux
et souhaite le bonheur de l'autre), mais je le veux
pour moi, pour mon bien-être uniquement.
Je veux en être totalement propriétaire comme
d'une chose… Je ne conçois pas l'amour comme
une liberté, mais un amour prison.
L'autre devrait m'appartenir totalement.
Alors, je suis jaloux dès qu'il montre
un minuscule désir de liberté.
Je peux donc être jaloux aussi bien
de partenaires éventuels que des sorties,
des activités, des enfants…
Et je peux être jaloux parce que j'ai très peur.
Peur de la solitude. Si l'autre partait, j'en mourrais.
C'est du moins mon impression.
Alors, cette angoisse de l'abandon est à l'origine
d'une jalousie féroce.
Au total, la jalousie n'est pas tellement, quand
elle est pathologique, un problème de couple !
ELE EST PLUTOT LIEE A UNE PROBLEMATIQUE PERSONNELLE.

Je suis jaloux parce que je n'ai pas assez de force
en moi pour laisser sa liberté à l'autre, pour
lui faire confiance, pour me faire confiance,
pour savoir que j'ai la force de vivre seul.
C'est un problème personnel et c'est pourquoi,
quand cette jalousie dépasse les limites de ce
qui est supportable, une psychothérapie s'impose,
pour réussir à vivre heureux à deux !
Cela dit, il existe une jalousie naturelle, non
pathologique, déclenchée, elle, par des
faits réels et non fantasmés.
Si l'autre a des aventures, je peux en souffrir sans
pouvoir être taxé de jaloux pathologique.
Notons que la jalousie peut être autant masculine
que féminine.

AUCUN SEXE N'EN A LE MONOPLE !
( Dr Catherine Solano )
