
COMMENT REAGIR DEVANT
UNE PERSONNE
QUI VOUS FAIT DU MAL
Quand on est agressé, humilié ou encore blessé,
la réaction première est toujours instinctive.
Elle peut être faite de colère, de sentiment
d'impuissance, d'injustice, d'une vision
très dévalorisée de soi…
Personne ne peut être tenu responsable
de cette réaction que l'on ne choisit pas,
parce qu'elle vient toute seule, spontanément.
Les sentiments qui persistent, à distance d'une
agression ou d'un épisode ressenti comme tel,
peuvent être l'envie de vengeance,
la rancune,ou le pardon.
On aimerait en ajouter un autre, l'oubli que de
nombreuses personnes souhaiteraient trouver,
mais qui n'existe guère.
Ou alors, si l'oubli s'installe, c'est seulement
dans les cas où la blessure était vraiment
bénigne !
Le désir de vengeance n'est jamais bon,
car il s'agit de rendre le mal que l'on a reçu.
Pourquoi n'est-ce pas positif ? Pour plusieurs
raisons : comme le dit un proverbe chinois :
« Si la Haine répond à la Haine,
quand finira la Haine ? ».
Et puis, vouloir faire du mal, cela revient
à se mettre au niveau d'une personne à qui
l'on n'a pas envie de ressembler.
C'est pourquoi on se sent rarement bien
dans la vengeance qui nous rabaisse à notre
tour au rang de bourreau.
C'est ainsi que lorsque l'on ressent ce désir
de vengeance instinctif, primitif et naturel,
il est bon de l'observer et de le laisser passer,
au lieu de le cultiver et de
faire monter la haine toujours
plus haut.
La rancune paraît moins destructrice,
simplement parce qu'elle est moins visible
qu'une vengeance.
Mais au fond, c'est une sorte d'agressivité
amère retournée contre soi-même.
Alors, au lieu de faire du mal à l'autre,
on continue à se faire du mal à soi.
C'est comme si, au lieu de s'affranchir
du rôle de victime, elle nous fixait dans
ce rôle sans qu'on puisse en sortir, et
c'est en cela qu'elle est très nocive.
Quant au pardon, il ne peut venir
immédiatement.
Il se recherche, se cultive, et il a besoin
de temps pour pouvoir se manifester.
Il est tout à fait compatible avec un désir
de justice qui est très différente de
la vengeance.
Pardonner revient à dire à la personne
qui vous a fait du mal :
« Je crois que vous valez mieux que le mal
que vous m'avez fait ».
C'est la position à laquelle il nous
faudrait aspirer, celle de confiance
en l'humain.
Elle apporte une grande paix et un
abaissement important du niveau de
tension intérieure.
Bien entendu, on peut passer par chacun
de ces sentiments tour à tour.
PARDONNER, CE N'EST PAS SEULEMENT
PASSER L'EPONGE MAIS C'EST AUSSI SE
FAIRE DU BIEN A SOI.
Car il est extrêmement facile d'encourager
les autres à pardonner, mais bien plus
difficile à le réussir soi - même !